Le grand jeu de la récupération politique

Une tragédie nationale, ça veut dire quoi ? De la solidarité, des hommages, de l’émotion… mais surtout, une belle opportunité de récupération politique pas chère. C’est vrai, ce serait dommage de laisser passer plus de quelques heures avant de commencer à tenter de marquer des points.

En France, du côté des Républicains :

sarkoSarkozy, cherchant à faire oublier ses problèmes judiciaires

 

Parce que quand des terroristes bruxellois font des attentats à Bruxelles, c’est clairement un problème de frontières.

Évidemment, les socialistes français veulent aussi montrer qu’ils en ont dans le pantalon, en utilisant une belle rhétorique guerrière qui fait un petit peu penser aux discours de Bush en 2001.

Il faut dire que le ton avait été donné d’entrée de jeu. Les premiers mots de Charles Michel après les attentats : “Ce que nous redoutions, s’est réalisé“. On vous l’avait bien dit qu’il fallait continuer à mettre des militaires et des policiers partout !

Mischael Modrikamen via “Le Peuple” gagne sans doute le prix de la meilleure manière de marquer son respect pour les victimes :

À chaque fois qu’un évènement important se produit, une question essentielle est bien sûr : qu’en pense Laurent Louis ? C’est aussi une question rhétorique. La réponse est toujours : c’est la faute des juifs :

Comme vous le savez, je n’ai jamais caché que je pensais que les attentats qui ont été perpétrés aux Etats-Unis et en Europe depuis le 11 septembre 2001 étaient (…) en réalité perpétrés par nos gouvernements pour servir des intérêts politico-économiques avec en toile de fond la déstabilisation du monde arabe, le développement de l’islamophobie dans le monde, la concrétisation du projet du Grand Israël et in fine la mise en place d’un nouvel ordre mondial

De retour côté Français, le FN est presque aussi prévisible :

Bon, c’est pas grave que les terroristes n’ont, à nouveau, rien à voir avec les migrants. Ils ont tous des noms qui sonnent pareils, donc c’est tous les mêmes. CQFD.

La Belgique est fort touchée, mais heureusement elle peut compter sur un soutien de taille : Donald J. Trump !

Dis nous en plus, Donald, comment vas-tu arrêter cette folie ?

Ah, oui, bête question.

Et pour ceux qui s’entêtent à penser que, peut-être, ce serait plus productif de travailler sur l’éducation au vivre-ensemble…

Une logique imbattable.